
Poèmes choisis
Poésies
Jean Ricquebourg
Collection Poésies
Format Kindle
Taille du fichier 151 Ko
Pagination 40 pages
Langue Français
Date de publication 11 mars 2022
Edition d'origine Un poète indochinois. Jean Ricquebourg (1868-1914) - Saïgon : J. Aspar (Sans date)

Ces Poèmes choisis se compose d’une sélection de textes originellement éditée par l’Amicale Bourbonnaise sous le titre Un poète indochinois. Jean Ricquebourg (1868-1914) publiée par l’imprimerie J. Aspar de Saïgon (sans mention de date de publication), précédée d’une étude anonyme sur son œuvre et d’un sonnet À mon père, signé de son fils Félix Ricquebourg.
Extrait
« Au fil de l’arroyo tranquille et sinueux,
Sans efforts et sans bruits de marins ni de rames,
La jonque, avant cambré, promenait par les deux
Sa voile, plein hamac où se berçaient des âmes.
Elle glissait. Le mât, comme un bras étendu,
Pointait, pour les compter, les émaux des étoiles.
Dans quel port son retour était-il attendu ?
Souple, elle obéissait au gonflement des toiles.
Les arbres de la rive, au groupement obscur,
Dans l’immobilité figeaient leur attitude,
Et l’arroyo semblait traîner au pied d’un mur
Son grand corps surchargé d’âge et de lassitude.
Au bord de l’horizon menant son vol égal,
Précédant ou suivant des bouquets de lumière,
La jonque se mouvait dans un brouillard astral
Pour répondre à l’appel d’autres feux en poussière.
Le ciel se reflétait en décalque dans l’eau,
Dont la masse en repos avait l’aspect étrange
D’un monstre écaillé d’or, couronné d’un halo,
Enviré d’un sommeil qu’aucun heurt ne dérange.
L’eau dormait, et la voile éployée avait l’air
D’être son rêve altier en marche dans l’espace,
Rêve surnaturel, si profond et si fier
Que tout paraît soudain s’effacer quand il passe. »
Auteur
Né le 9 mars 1868 à Saint-Denis de la Réunion, Jean Ricquebourg fit ses études au Lycée colonial, entra dans l’administration des douanes et régies en qualité de préposé le 1ᵉʳ juillet 1887 avant d’émigrer en Asie du Sud-Est où il servit successivement au Cambodge, en Cochinchine, en Annam et au Tonkin. Il fut nommé Inspecteur des douanes et régies, chef de service à Phnom Penh en 1906, puis Receveur particulier à Saïgon. Il produisit une œuvre littéraire essentiellement poétique qui se voulut, à l’image du recueil L’Encens et le riz publié en 1912, un hommage à la terre et aux peuples du Vietnam. Dans Les Chères visions, paru en 1900, il utilisa notamment le Pantoum, forme poétique ancestrale d’origine malaise remise au goût du jour par Charles Baudelaire. Il écrivit et publia des traductions de légendes asiatiques dans la Revue Indochine éditée à Hanoï de 1905 à 1913. Il mourut le 24 janvier 1914 à Cholon en Cochinchine, avant d’avoir achevé la publication de son recueil Ciels d’Annam qui parut en 1936 avec une préface de Marius-Ary Leblond.
Autres œuvres de l'auteur
Liens externes




[Texte imprimé]
Des Infractions en matière de régies (Cochinchine et Cambodge) et en matière de douane (Indo-Chine française), suivies de diverses contraventions que les préposés des douanes sont appelés à constater
Saïgon : Imprimerie de Rey, Curiol et Cie, 1898
204 p.
[Texte imprimé]
Les Chères visions : poèmes et poésies
Paris : L. Vanier, 1900
235 p.
[Texte imprimé]
Les Coupes de porphyre
Paris : A. Lemerre, 1903
[Texte imprimé]
Les Nénuphars
Paris : A. Lemerre, 1906
II-169 p.
[Texte imprimé]
La Terre du Dragon
Paris : E. Sansot, 1907
298 p.
[Texte imprimé]
Les Héroïsmes
Paris : A. Lemerre, 1910
195 p.
[Texte imprimé]
L’Encens et le riz
Paris : A. Lemerre, 1912
246 p.
[Texte imprimé]
Ciels d’Annam
Préface de Marius-Ary Leblond
Paris : J. Crès, 1936
223 p.
[Texte imprimé]
La Terre du Dragon, 2ᵉ édition augmentée de « la Tortue », comédie annamite
Saïgon : J. Aspar, 1936
239 p.