
Les Coupes de porphyre
Poésies
Jean Ricquebourg
Collection Poésies
Format Kindle
Taille du fichier 262 Ko
Pagination 97 pages
Langue Français
Date de publication 11 mars 2022
Edition d'origine Les Coupes de Porphyre - Paris : Alphonse Lemerre, 1903

Les Coupes de porphyre est un recueil de poésies que Jean Ricquebourg dédia à son maître Léon Dierx publié initialement par les éditions Alphonse Lemerre en 1903. La présente édition numérique a été composée à partir de l’édition originale. Elle est enrichie d’une notice biographique de l'auteur ; ainsi que d’une liste de ses œuvres publiées (œuvres originales et rééditions).
Extrait
« Au pays d’Orient des tribus de sauvages
Pour cultiver le sol se livrent aux ravages
Dans la forêt antique où le boa lové
Semble un trône attendant un dieu qu’on a rêvé.
La flamme, ainsi qu’un monstre aux terribles écailles,
À la crête irritée et fière en les batailles,
Étreint les banians aux bras multipliés,
Aux lourds rameaux fléchis en arceaux reliés,
Où le Bouddha priait et méditait, où l’homme
Éleva des autels parfumés de l’arôme
Des fleurs et des senteurs des bâtonnets d’encens.
Et c’est l’homme, oublieux de ses dieux tout-puissants,
Qui détruit aujourd’hui le temple avec le culte !
Le banian pétille et gémit ; un tumulte
Profond accourt du bois, grossi du hurlement
Des chiens-loups, gronde encor, se propage, alarmant ;
L’incendie, en torrents déversant leurs cascades,
Met le crépitement sans fin des fusillades
Dans les bambous ployés, au branchage arrondi,
D’où le fauve affolé brusquement a bondi ! »
Auteur
Né le 9 mars 1868 à Saint-Denis de la Réunion, Jean Ricquebourg fit ses études au Lycée colonial, entra dans l’administration des douanes et régies en qualité de préposé le 1ᵉʳ juillet 1887 avant d’émigrer en Asie du Sud-Est où il servit successivement au Cambodge, en Cochinchine, en Annam et au Tonkin. Il fut nommé Inspecteur des douanes et régies, chef de service à Phnom Penh en 1906, puis Receveur particulier à Saïgon. Il produisit une œuvre littéraire essentiellement poétique qui se voulut, à l’image du recueil L’Encens et le riz publié en 1912, un hommage à la terre et aux peuples du Vietnam. Dans Les Chères visions, paru en 1900, il utilisa notamment le Pantoum, forme poétique ancestrale d’origine malaise remise au goût du jour par Charles Baudelaire. Il écrivit et publia des traductions de légendes asiatiques dans la Revue Indochine éditée à Hanoï de 1905 à 1913. Il mourut le 24 janvier 1914 à Cholon en Cochinchine, avant d’avoir achevé la publication de son recueil Ciels d’Annam qui parut en 1936 avec une préface de Marius-Ary Leblond.
Autres œuvres de l'auteur
Liens externes




[Texte imprimé]
Des Infractions en matière de régies (Cochinchine et Cambodge) et en matière de douane (Indo-Chine française), suivies de diverses contraventions que les préposés des douanes sont appelés à constater
Saïgon : Imprimerie de Rey, Curiol et Cie, 1898
204 p.
[Texte imprimé]
Les Chères visions : poèmes et poésies
Paris : L. Vanier, 1900
235 p.
[Texte imprimé]
Les Nénuphars
Paris : A. Lemerre, 1906
II-169 p.
[Texte imprimé]
La Terre du Dragon
Paris : E. Sansot, 1907
298 p.
[Texte imprimé]
Les Héroïsmes
Paris : A. Lemerre, 1910
195 p.
[Texte imprimé]
L’Encens et le riz
Paris : A. Lemerre, 1912
246 p.
[Texte imprimé]
Ciels d’Annam
Préface de Marius-Ary Leblond
Paris : J. Crès, 1936
223 p.
[Texte imprimé]
Un poète indochinois, Jean Ricquebourg, 1868-1914
Saïgon : Imprimerie de J. Aspar (sans date)
31 p.
[Texte imprimé]
La Terre du Dragon. 2ᵉ édition augmentée de « la Tortue », comédie annamite
Saïgon : J. Aspar, 1936
239 p.